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“Lui Appartenir” par Dr. Joseph Tkach

Nov 1, 2012   //   by La Vie Chrétienne   //   Articles  //  No Comments

Chers frères et sœurs en Christ,

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Le problème avec le jargon religieux est qu’il résonne curieusement aux personnes qui sont dites ” non-croyantes ” et qu’il n’évoque pour elles rien de vraiment précis. Un autre inconvénient, pour les croyants celui-là, consiste dans le fait qu’à force d’être employées, certaines expressions deviennent des clichés et donc se vident de leur sens à la longue. Par exemple, il est courant d’entendre dire par les personnes qui vont régulièrement à l’église que ” Jésus est dans ma vie ” ou bien ” Jésus est ma vie “. Mais nous arrive-t-il de nous arrêter un moment, pour nous demander ce que veulent dire exactement de telles expressions ?

Il y a une nuance, et pas des moindres, entre ” Jésus dans ma vie ” et ” Jésus ma vie “. Le christianisme authentique consiste à devenir ce pour quoi Christ nous a créés. Il ne s’agit pas là d’organiser notre vie par priorités et de placer Jésus en tête de cette liste. La distinction importante à noter est qu’Il ne rentre pas seulement dans notre vie, mais qu’Il devient notre vie. En Lui, Il nous a donné une vie nouvelle.

Je sais que vous connaissez déjà tout cela. Mais à quel point le comprenons-nous vraiment ? Comme Paul l’écrit aux Galates :  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi ” (Galates 2 : 20). Comme il l’explique aux Philippiens : ” car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir “. Ce sont des passages bien connus, mais, comme des clichés, ils peuvent nous être tellement familiers qu’ils en arrivent à perdre leur impact à nos yeux. Creusons un peu plus et voyons ce que nous pouvons approfondir.

La religion chrétienne est vue typiquement comme un système de choses à faire et à croire pour hériter de la vie éternelle. Cependant, il ne s’agit pas là du véritable christianisme. Le christianisme authentique n’est tout simplement pas une autre religion.

Même si la plupart des chrétiens reconnaissent être sauvés par la grâce, certains pensent qu’ils doivent préserver leur salut par leurs bonnes œuvres. C’est comme si Jésus était l’assistance au démarrage, mais ensuite, à eux leur incombe de ” se maintenir sauvés “. Mais une aussi mauvaise compréhension occulte complètement tant la nature du salut que notre sanctification. Ceux-ci sont tous deux en rapport avec notre vie permanente ” en Christ “.

Le salut et la sanctification sont liés à ” qui est Jésus ” et à l’oeuvre qu’Il a accomplie, qu’Il accomplit et qu’Il accomplira pour nous sauver et nous sanctifier entièrement. Nous sommes invités à Lui faire confiance et à nous joindre à Lui dans ce qu’Il est en train de faire.

Prenez la sanctification, par exemple. Plutôt que d’être au centre de nos œuvres, elle concerne notre lien fraternel permanent et notre communion avec Dieu, en Christ. Il s’agit de la réalité continuelle de notre appartenance à Christ. D’intégrer à l’esprit la réalité qu'” Il m’appartient et que je Lui appartiens “. Nous sommes liés à Lui solidement, au point d’être affranchis de l’idée de toujours chercher à rester en lice et d’avoir une longueur d’avance sur les autres par nos bonnes œuvres. Lorsque nous nous éveillons à cette réalité, nous gagnons en assurance, celle qui vient de la prise de conscience que nous Lui appartenons bien, corps et âme.

J’ai vécu un aperçu de ce que représente cette réalité lorsque je suis rentré aux États-Unis lors d’un voyage à l’étranger. Il y avait deux files. Celle réservée aux étrangers qui doivent passer par un processus assez long pour obtenir leur visa. Le personnel de l’immigration y est courtois, mais il scrute chaque document et mène souvent des entretiens assez longs. Cela peut exiger des heures entières d’attente dans l’anxiété ; et si les papiers du malheureux visiteur ne sont pas cent pour cent en règle, il se voit refuser l’accès au pays. Et s’il leur est octroyé l’entrée dans le pays, ils doivent s’assurer d’obéir à toutes les lois. Malheureusement, c’est ainsi que beaucoup de chrétiens perçoivent leur relation avec Dieu.

En qualité de citoyen américain, il ne m’est pas nécessaire de passer par toutes ces formalités. La file pour les citoyens avance beaucoup plus vite. L’agent de l’immigration scanne mon passeport et me souhaite la bienvenue pour mon retour au pays. Je ne ressens aucune tension. J’ai un sentiment d’appartenance. C’est ce type de relation que Dieu nous offre.

Cependant, comme il semblerait, par une sorte de gravitation, que nous soyons naturellement attirés vers le légalisme, une question se pose : comment donc obéir à Dieu ? Mais de par la façon mA?me dont la question est formulée, voyons-nous que nous ne saisissons pas pleinement la qualité de la relation ? Si ma vie ne fait qu’un avec Christ, je veux donc être impliqué dans ce qu’Il fait. Et tout aussi important : alors que je découvre les choses pour lesquelles Il n’a pas d’intérêt, je ne veux pas moi non plus me retrouver impliqué dans celles-ci. L’obéissance est donc une question de rester en communion avec Christ, en vivant la réalité que c’est par l’Esprit, que nous sommes unis ensemble.

Quand on ” fait de la religion “, nous sommes toujours en proie à chercher l’équilibre entre le repos et le service. Alors qu’en étant des chrétiens authentiques, nous accomplissons l’oeuvre de Christ tout en nous reposant sur Lui et en Lui faisant confiance. L’amour de Dieu s’écoule de Lui, par nous, jusqu’aux autres. Une autre façon d’exprimer la même idée revient à dire que le christianisme engage à la fois qui nous sommes (notre être) et ce que nous faisons (nos actions).

Tout cela parce que nous sommes une nouvelle création en Christ. Paul en parle ainsi : ” Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont devenues nouvelles ” (2 Corinthiens 5 : 17).

La relation que nous avons avec Jésus est glorieuse, rien de moins. Au fur et à mesure que nous grandissons en compréhension, des expressions telles que ” nous avons été créés par Christ “, ou ” la destinée de Dieu pour nous se trouve en Christ ” cessent d’être des clichés spirituels qui sonnent pieux.

Tel est le degré d’authenticité auquel tous les chrétiens aspirent. Mais comme l’idée paraît beaucoup trop belle pour être vraie, beaucoup de personnes se mettent en retrait pour se contenter d’une forme de relation médiocre qui repose, tout du moins en partie, sur leur bon comportement. Elles agissent comme si elles ne détenaient qu’un visa conditionnel pour le Royaume de Dieu. Cependant, comme l’indique l’apôtre Paul : ” En effet, tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont Fils de Dieu. Et vous n’avez pas reçu un esprit d’esclavage pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : ” Abba ! Père !” (Romains 8 : 14-15).

En d’autres termes, nous Lui appartenons ! Inutile de se contenter de moins que cela.

Avec amour, au service de Christ,

Joseph Tkach

Tous droits réservés à Eglise Universelle de Dieu
Novembre 2012 – contact@lemondeavenir.com
Titre original : We Belong !
Source : http://update.gci.org/2012/08/we-belong/

Version téléchargeable :

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“Couronné d’épines” par Joseph Tkach

Nov 14, 2011   //   by La Vie Chrétienne   //   Articles  //  No Comments

Jésus accepta volontairement d’être rejeté. Il accepta même d’être couronné d’épines afin de participer à la souffrance amère qu’endurent tous les êtres humains, pour que nous puissions franchir avec Lui la porte qui nous séparera à tout jamais de ce monde de douleurs.

Au cours de Son procès, alors que Sa vie était en jeu, les soldats tressèrent une couronne d’épines et la posèrent brutalement sur la tête de Jésus (Jean 19 : 2). Ils Le revêtirent d’un manteau de pourpre et se moquèrent de Lui en disant : Salut, Roi des Juifs !…, tout en Le frappant et Le rouant de coups.

Les soldats se gaussèrent de Lui ; les évangiles incluent cet épisode et en font une partie importante du procès de Jésus. Pourquoi ? Je pense que les Évangélistes ont jugé bon d’en parler pour souligner l’ironie qu’il revêt : Jésus est le Roi, et cependant Son règne à venir sera précédé d’un temps de rejet, de moquerie et de souffrance. Il porte une couronne d’épines parce qu’Il est le Souverain d’un monde rempli de souffrances ; et Il établit Son droit à régner en vivant Lui-même la souffrance. Il fut couronné (signe d’autorité) d’épines (signe de grande souffrance).

Une signification pour nous aujourd’hui

La couronne d’épines revêt une signification pour nos vies aussi. Cette couronne d’épines n’est pas comme la scène dans un film qui nous toucherait à la vue des souffrances que Jésus a endurées pour devenir notre Sauveur. Jésus a dit que si nous voulions Le suivre, nous devions chaque jour porter notre croix (Luc 9 : 23). Il aurait tout aussi bien pu dire que nous devons nous aussi porter une couronne d’épines puisque nous communions aux atroces souffrances de Jésus (I Pierre 1 : 21).

La couronne d’épines a une importance pour Jésus, tout comme elle en a une pour tout individu qui suit Jésus. Comme le décrit la Genèse, Adam et Ève ont rejeté Dieu et décidèrent de faire l’expérience du bien et du mal, mais mal leur en prit (Genèse 3 : 18). Symboliquement, les épines et les ronces sont les conséquences du péché.

Il n’y a rien de mal dans le fait de connaître la différence entre le bien et le mal, mais l’expérience du mal est une route pavée d’épines et de souffrances. Lorsque Jésus est venu proclamer la venue du royaume de Dieu, il n’est pas surprenant que l’humanité, coupée de Dieu, Le rejeta, et que ce rejet s’exprima dans les épines et la mort.

Sans résister, Jésus accepta d’être rejeté et accepta la couronne d’épines comme partie intégrante de Son oeuvre salvatrice. En Son temps, Jésus, le second Adam (Romains 5 : 12-19) accepta de subir tous les châtiments qu’on a voulu Lui infliger afin qu’ainsi, Il puisse nous racheter de ce monde rempli d’épines et d’impiétés.

Le monde à venir sera dirigé par Jésus, Fils de l’homme, qui a déjà traversé, victorieux, la route terrestre parsemée d’épines (Genèse 3 : 17), et ceux qui Lui auront été fidèles prendront place à Ses côtés dans Son Royaume (Apocalypse 5 : 10 ; 22 : 5).

Nous avons tous notre couronne d’épines, et nous avons tous une croix à porter. Nous vivons tous dans un siècle qui a tant besoin de l’Évangile, et nous participons à ses souffrances et à ses chagrins. Mais la couronne d’épines et la croix de la mort ont trouvé leur Maître en Jésus-Christ qui nous lance une invitation encourageante par les paroles suivantes : Venez à moi, vous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos A?mes, car mon joug est doux et mon fardeau léger  (Matthieu 11 : 28-29 ).